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Les différents services du Centre hospitalo-universitaire d’Oran ont enregistré, depuis le début de l’année, plus de 900 cas d’allergie et les médecins sont unanimes à évoquer la dégradation de l’environnement et la pollution comme étant les principales causes de ces maladies. Pour expliquer ce point, il faut dire que c’est en raison du manque d’espaces verts que connaît la ville d’Oran, que le taux en pollution et en émanation de gaz à effet de serre est très élevé. Il est impératif, à présent, d’informer quotidiennement, sur ces indices et d’impliquer les services de météorologie et ceux de la santé publique pour la prévention du citoyen, en sensibilisant via les médias en vue d’inculquer les bons gestes. Cette opération se fait quotidiennement dans plusieurs villes dans le monde et El-Bahia, particulièrement, est appelée à se mettre au niveau des grandes villes et à adopter ces habitudes en raison des millions de touristes qu’elle souhaite recevoir chaque été.
D’autre part, rappelons que la direction de l’Environnement a été dotée d’un nouveau matériel permettant de mesurer le taux de pollution dans la ville et la présence de gaz à effet de serre. Les résultats de ces capteurs devraient être transmis, quotidiennement, à différents services, notamment la DVC et la direction des Transports ainsi que la direction des Mines, pour leur permettre de proposer un régime de consommation et de production, afin de réduire les émissions et modérer le taux de pollution. Sur ce point d’ailleurs, remarquons que le service de pneumologie a enregistré 500 cas de maladies qui, au début, étaient des réactions allergiques dues à la poussière et au gaz nocif, mais qui par la suite ont évolué en maladies. Il en est de même pour le service ORL qui a enregistré 300 cas de réactions allergiques, pour les mêmes raisons, disent les médecins car la plupart des malades habitent à proximité de la ZI ou au centre-ville. En effet, les émissions proviennent essentiellement des zones industrielles et des véhicules, plongeant le tissu urbain dans une atmosphère asphyxiante. De plus, les incinérations des déchets au niveau des décharges publiques et sauvages, ne manquent pas d’apporter leur grain de sel dans ce climat suffocant. A El-Kerma, par exemple, le vent ramène toutes les odeurs et la fumée des décharges vers les tissus urbains et cause ainsi, tant de désagréments et de malaise, à savoir la dyspnée et la crise pneumonique chez les asthmatiques ainsi que des allergies chez les plus sains parmi les citoyens. Les habitants d’El-Kerma et ceux d’Es-Sénia se plaignent de tout temps et cela n’a rien donné. Un pire calvaire est vécu à Arzew et Béthioua. De ce fait, l’on s’interroge sur la volonté des autorités locales à tout mettre en œuvre pour préserver l’environnement, d’autant plus que les médecins démontrent l’étroite ligature entre la protection de l’environnement et la santé du citoyen. Qu’en est-il des «capteurs» et des résultats de mesures de la direction de l’Environnement ? Il faut préciser qu’à l’étranger notamment en France, les données quotidiennes des appareils de mesure du degré de pollution sont transmises à différents services qui réagissent en réduisant la circulation dans une rue, par exemple, ou de suspendre le trafic dans une autre agglomération. Aussi, les opérateurs des zones industrielles sont sommés de réduire leur consommation de carburant mais, il est clair que nous sommes loin de ce stade malgré la rigueur des textes de lois promulguées en matière d’environnement et les budgets dégagés dans ce sens. D’ailleurs, l’acquisition d’un appareillage moderne, des lois qui somment les industriels à prévoir des stations de traitement de déchets, outre les discours et les journées de sensibilisation à l’environnement, devraient être les indicateurs d’une réelle volonté de bien faire. Cependant, les actes ne suivent pas et les Oranais étouffent de jour en jour et ont besoin de respirer. R.Benchikh écho d’Oran
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