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Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d’une normalisation avec le Maroc
Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre.
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Procès du kamikaze de Batna : 7 ans de prison pour trois accusés PDF Imprimer Email

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La justice a ainsi rendu son verdict dans cette affaire liée à l’attentat contre le président Bouteflika, lors de sa tournée à l’est du pays en septembre 2007.

Le verdict est tombé en tout début d’après-midi d’hier. Sept ans de prison pour trois accusés du procès lié au kamikaze de Batna, S. Mohamed-Amine, H. Djilali et B. Hamza, accusés d’appartenance à un groupe terroriste, le GSPC en l’occurrence, apologie du terrorisme et atteinte à la sécurité de l’État. Les cinq autres prévenus, accusés de non-dénonciation de crime, ont été acquittés.
Après la lecture de l’arrêt de renvoi, le juge a résumé l’affaire avant d’appeler le premier accusé, S. Mohamed-Amine, alias Abou Moâad, à la barre. Après l’identification du kamikaze Belzrag Lahouari, originaire d’Oran, les enquêteurs ont focalisé sur  son entourage immédiat, ce qui les a conduits sur la piste des prévenus. Mohamed-Amine sera ainsi arrêté, le 10 décembre 2007, à la gare routière de Yaghmoracène, alors qu’il s’apprêtait à prendre place dans le car en partance  vers Sétif. Sur lui, on trouvera une paire de jumelles à vision nocturne, une boussole, une carte géographique d’Alger ainsi que six tournevis. L’accusé niera toute appartenance à un quelconque groupe terroriste en revenant sur sa déposition devant le juge instructeur où il avait reconnu connaître A. Sofiane, actuellement en fuite, le présumé “émir” du groupe, et que c’est ce dernier qui lui a ordonné de le rejoindre à Sétif et de lui ramener les objets saisis.
Mohamed-Amine niera également toute relation avec le reste des prévenus, sauf avec B. Hamza, qu’il dit être un voisin. Pour sa défense, il affirmera qu’ignorant la nature même des activités de  A. Sofiane, il pensait avoir affaire à un étudiant qui s’est installé en Syrie. B. Hamza, appelé à la  barre pour répondre des mêmes chefs d’accusation que M. Amine, niera toutes les charges retenues contre lui.
Interrogé par le juge sur ses déclarations premières, il dira les avoir faites sous la torture. Un argumentaire partagé par tous les accusés.  Quant au procureur de la République, il a axé son réquisitoire sur la gravité des actes des prévenus et demandé 20 ans de prison pour S. M. A., H. D., B. H. et S. S.
Il requerra également 10 ans d’emprisonnement à l’encontre de M. pour détention d’armes de guerre et 5 ans pour A. M., A. L. et H. D. pour non-dénonciation. La défense demandera l’acquittement de ses mandants pour absence de preuves matérielles. Rappelons que ce procès s’est déroulé sur fond de l’attentat suicide de Batna, qui a visé le président de la République en septembre 2007.
Une affaire qui a sonné  comme un prolongement naturel de l’enquête policière sur  l’attentat suicide de Batna et l’identification du kamikaze Belzrag Lahouari, alias Abou Mokdad El-Yamani, originaire du quartier populaire de Mediouni.

SAïD OUSSAD, Liberté

 
 
 

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