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Un juge, répondant aux initiales L. F. et non moins ex-président de la chambre des délits près le tribunal de Blida, vient d’être condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir rendu une fausse décision, qu’il avait consignée sur le registre des délibérations aux fins de la rendre officielle. Le président du tribunal criminel de Blida s’est vu obligé, cette fois-ci, de prononcer la sentence par défaut, car c’est la deuxième fois qu’il juge cette affaire, étant donné que l’inculpé ne s’est pas présenté à l’audience de mercredi dernier ni à celle de la précédente session criminelle. La genèse de cette affaire remonte à la fin des années 1990, lorsque le plaignant déposa plainte contre le juge en question, estimant avoir été lésé dans ses droits au sujet d’une décision de justice rendue en faveur d’un autre acquéreur pour un même local vendu par l’EPLF et qu’il avait pourtant dûment payé. C’est après une longue bataille judiciaire que celui-ci a pu établir la vérité. Le juge sera donc suspendu de ses fonctions avant d’être traduit en justice. Toutefois, il importe de souligner que le plaignant est actuellement en détention provisoire pour une affaire d’escroquerie à l’encontre de handicapés mentaux. Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause aurait utilisé les dossiers de ces derniers pour bénéficier de crédits bancaires. A noter, enfin, que le juge condamné est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la justice. M. B.
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