| Mobilis sommé de suspendre sa campagne de solidarié en faveur de Gaza |
L'opérateur de téléphonie mobile Mobilis, filiale d'Algérie Télécom, a lancé il y a quelques jours une opération de solidarité en faveur de la population de Gaza, victime de l'offensive meurtrière de l'armée israélienne. Accompagnée d'une campagne de publicité dans les principaux médias, l'opération consistait à offrir la possibilité aux Algériens de témoigner leur soutien à Gaza en envoyant un SMS, facturé à 50 dinars, avec mention GAZA au numéro 6060. Les sommes ainsi récoltées devraient être intégralement versées au Croissant rouge algérien, au bénéfice des habitants de Gaza. |
| Un attentat fais 17 morts a istanbul |
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![]() La Turquie ébranlée par un attentat sanglant est sous le choc. Dimanche dernier, deux bombes explosent à Istanbul, sur une avenue commerçante et fréquenté, côté européen de la ville. L’endroit où déambulaient paisiblement des centaines de personnes dans la fraîcheur de la nuit s’est transformé en un lieu de cauchemar. Dix-sept personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans la déflagration. Une cinquantaine de blessés, dont six dans un état grave. Promptement, le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan ? est pointé du doigt. «Evidemment, on voit un lien avec l’organisation séparatiste», ont noté les enquêteurs. Les deux engins de la mort étaient disposés dans des poubelles. Ils ont explosé à 10 ou 12 minutes d’intervalle. «Après la première explosion (qui n’a pas fait de morts), les gens se sont ? bien sûr, rassemblés et c’est alors qu’est survenue la deuxième explosion, qui a fait des morts.» L’hypothèse d’un piège destiné à faire le maximum de victimes est ainsi confirmée par les témoignages. Les medias turcs ne se sont pas fait prier pour désigner le PKK comme responsable de la tuerie. Pour les quotidiens Hürriyet et Vatan, il ne fait aucun doute : ces attaques sont le fait du parti d’Ocalan. Le mouvement indépendantiste affaibli par les coups de boutoir sans cesse répétés de l’armée turque dans le sud-est du pays et dans le nord de l’Irak tente de desserrer l’étau par des actes spectaculaires et médiatiques. Au sein de la classe politique turque, c’est l’unanimité. L’attentat est signé PKK. Le chef de l’opposition au Parlement, Deniz Baykal, a pointé du doigt le mouvement indépendantiste. «Les autorités pensent aussi que c’est l’affaire du PKK», a souligné à Istanbul le chef du Parti kémaliste et principal mouvement d’opposition (CHP). Plusieurs attentats survenus à Istanbul ont été attribués dans le passé au PKK. Le type d’explosif utilisé dans l’attentat de dimanche serait le même que celui utilisé dans un autre attentat qui avait fait dix morts l’an dernier à Ankara, toujours attribué par les autorités au Parti des travailleurs. Toutefois, c’est une sombre «cellule turque d’Al Qaïda» qui avait été tenue pour responsable d’attentats à Istanbul en novembre 2003. Un carnage qui avait fait 63 morts et des centaines de blessés. Le Premier ministre Erdogan a annulé un Conseil des ministres et s’est rendu à Istanbul pour s’enquérir de la situation. Le double attentat survient au moment où la Turquie traverse une période de tension politique aigue. Le sanglant attentat survient alors que la tension est vive avec le début à Ankara des délibérations de la Cour constitutionnelle concernant une possible interdiction de l’AKP au pouvoir depuis 2002. Le Parti de la justice et du développement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan risque, en effet, la dissolution pour une accusation grave dans la Turquie kémaliste : «activités anti-laïques». L’éventualité de la dissolution du parti au pouvoir pourrait replonger le pays dans une crise politique exacerbée par la perspective d’élections anticipées à l’issue incertaine. M. B La tribune |
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