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Mobilis sommé de suspendre sa campagne de solidarié en faveur de Gaza

L'opérateur de téléphonie mobile Mobilis, filiale d'Algérie Télécom, a lancé il y  a quelques jours une opération de solidarité en faveur de la population de Gaza, victime de l'offensive meurtrière de l'armée israélienne. Accompagnée d'une campagne de publicité dans les principaux médias, l'opération consistait à offrir la possibilité aux Algériens de témoigner leur soutien à Gaza en envoyant un SMS, facturé à 50 dinars, avec mention GAZA au numéro 6060. Les sommes ainsi récoltées devraient être intégralement versées au Croissant rouge algérien, au bénéfice des habitants de Gaza.

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La Serbie decidée a poursuivre ses "perspectives" européennes:Radovan Karadzik livré a la justice internationale PDF Imprimer Email

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Le bourreau de Sbrenica, Radovan Karadzic, arrêté le 21 juillet 2008 en Serbie, a été admis dans le centre de détention de La Haye aux Pays-Bas. Accusé de crimes de guerre et de génocide, il devrait comparaître pour la première fois devant un juge du TPI. Lors de cette audience de comparution initiale, il lui sera demandé s’il plaide coupable ou non coupable. Question à laquelle il ne sera pas obligé de répondre immédiatement, ayant le droit d’utiliser un délai légal de 30 jours. La décision de transfèrement de Radovan Karadzic a été prise par le ministre serbe de la Justice, Snezana Malovic, conformément à la loi serbe sur la coopération avec le TPI. Mais ce sont les «perspectives» européennes de la Serbie qui en constituent inéluctablement les raisons véritables. Ainsi, malgré un recours qu’aurait interjeté son avocat et une manifestation organisée par l’opposition nationaliste serbe dans le centre de Belgrade, laquelle a dégénéré en heurts, le transfert s’est effectué comme prévu. Agé de 63 ans, l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie était, avec Ratko Mladic, l’un des deux fugitifs les plus recherchés d’Europe avant son arrestation la semaine dernière.  il avait été inculpé de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, notamment pour le massacre de près de 8 000 musulmans en juillet 1995 à Srebrenica. Il est considéré comme l’instigateur du nettoyage ethnique lancé contre les musulmans avec l’accord tacite de Belgrade, selon le procureur du TPI.
La guerre de Bosnie (1992-1995) a fait 100 000 morts et 2,2 millions de réfugiés, soit la moitié de la population bosniaque. Karadzic devra répondre aussi devant le TPI du siège de Sarajevo qui a fait quelque 10 000 victimes et de la détention de milliers de civils dans des camps de la mort. Les images des détenus décharnés de ces camps, diffusées par les télévisions et les médias internationaux avaient profondément choqué le monde entier en été 1992. L’autre chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, que le TPIY réclame également depuis treize ans, est toujours en fuite. La mise à l’arrêt et le transfert de Karadzic ne peuvent s’expliquer en dehors des velléités de plus en plus européanistes de Belgrade.
Les 27 pays de l’UE ont toujours averti Belgrade que la Serbie ne pourrait pas avancer dans ses perspectives européennes tant qu’elles n’auraient pas arrêté et transféré au TPI Radovan Karadzic. Maintenant que cela est fait, les Européens réclament l’arrestation de deux autres inculpés du TPI, en particulier Ratko Mladic, bras droit militaire de Karadzic pendant la sale guerre de Bosnie. Indubitablement, en livrant Radovan Karadzic, les autorités serbes ont montré leur détermination à remplir leurs «engagements» devant la justice internationale tout en lorgnant l’Union européenne. L’arrestation de Rakto Mladic ne devrait pas, dans cet ordre des choses, tarder à être annoncée. Le gouvernement serbe a mis fin au suspense en transférant l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie vers La Haye.
Le responsable du Bureau gouvernemental serbe pour la coopération avec le TPI, Dusan Ignjatovic, a résumé l’action de son pays en ces termes : «Il reste désormais à la Serbie à conclure ce processus et à se débarrasser de ce poids mort qu’elle porte sur ses épaules.» «Nous devons en finir pour devenir un pays normal et faire partie de la communauté des peuples européens. Nous n’avons pas d’autre choix», conclura-t-il.

Par Moumene Belghoul

La Tribune

 
 
 

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