| Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d’une normalisation avec le Maroc |
| Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre. |
| Malgré le cessez-le-feu, les Russes comptent rester en Géorgie |
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![]() L'accord de cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie, approuvé samedi par Moscou, n'est pas lu de la même manière au Kremlin et à la Maison Blanche. Après avoir signé le texte, le président Dmitri Medvedev, ainsi que le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, ont assuré qu'ils appliqueraient "scrupuleusement" les engagements de l'accord. Le plan de paix prévoit le retour en Russie des forces supplémentaires que Moscou avait lancées contre l'armée géorgienne. Mais le journal russe Kommersant affirmait, samedi, que le texte permettait le maintien des "forces de paix russes" en Ossétie du sud, leur accordant même le droit de prendre des "mesures additionnelles de sécurité" dans un périmètre de 10 kilomètres à l'intérieur du territoire géorgien. Une information confirmée par une lettre de Nicolas Sarkozy au président géorgien, dont l'AFP à eu connaissance.
A l'inverse, Londres et Washington ont appelé la Russie à se retirer de Géorgie au plus vite. "Maintenant, il faut que la Russie honore l'accord et retire ses troupes", a déclaré le président américain George Bush, estimant que l'accord était "une source d'espoir". Mais il a également réaffirmé que les territoires d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud devaient continuer à faire partie de la Géorgie. "Il n'y a aucune discussion possible sur le sujet", a-t-il ajouté. Condoleezza Rice a haussé le ton, estimant que les forces russes devaient "commencer à se retirer rapidement" de Géorgie.
Selon l'ambassadeur de France en Géorgie, Eric Fournier, la situation humanitaire à Gori, où il a pu se rendre, est "absolument dramatique". "Le gouverneur de Gori appelle à l'aide. L'aide humanitaire arrive au compte-gouttes, des femmes, des enfants n'ont rien à manger", a-t-il ajouté.
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