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Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d’une normalisation avec le Maroc
Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre.
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Malgré le cessez-le-feu, les Russes comptent rester en Géorgie PDF Imprimer Email

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Malgré le cessez-le-feu, les Russes comptent rester en Géorgie

L'accord de cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie, approuvé samedi par Moscou, n'est pas lu de la même manière au Kremlin et à la Maison Blanche. Après avoir signé le texte, le président Dmitri Medvedev, ainsi que le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, ont assuré qu'ils appliqueraient "scrupuleusement" les engagements de l'accord.
Mais l'un des principaux points de l'accord, le retrait des troupes russes fait polémique. Le chef de la diplomatie russe,  Serguei Lavrov a precisé que les forces russes demeureront "aussi longtemps qu'il le faudra" en Géorgie et se retireront "au fur et à mesure" de la mise en place du contingent de maintien de la paix prévu par l'accord. Par ailleurs, il a indiqué que Moscou entamerait bientôt des consultations avec l'ONU et l'OSCE, en vue d'accroître le nombre des observateurs internationaux, y compris militaires, en Ossétie du Sud.

Le plan de paix prévoit le retour en Russie des forces supplémentaires que Moscou avait lancées contre l'armée géorgienne. Mais le journal russe Kommersant affirmait, samedi, que le texte permettait le maintien des "forces de paix russes" en Ossétie du sud, leur accordant même le droit de prendre des "mesures additionnelles de sécurité" dans un périmètre de 10 kilomètres à l'intérieur du territoire géorgien. Une information confirmée par une lettre de Nicolas Sarkozy au président géorgien, dont l'AFP à eu connaissance.


DES PATROUILLES RUSSES SUR LE TERRITOIRE GÉORGIEN


Selon ce document, les troupes russes pourront se rendre dans "une zone d'une profondeur de quelques kilomètres depuis la limite administrative entre l'Ossétie du Sud et le reste de la Géorgie, de façon à ce qu'aucune centre urbain significatif n'y soit inclus - je pense en particulier à la ville de Gori -", dit ce document signé par M. Sarkozy et daté du 14 août. Ces mesures "prendront la forme de patrouilles effectuées par les seules forces de maintien de la paix russes aux niveaux autorisées par les arrangements existants, les autres forces russes se retirant sur leur positons antérieures" aux hostilités.

A l'inverse, Londres et Washington ont appelé la Russie à se retirer de Géorgie au plus vite. "Maintenant, il faut que la Russie honore l'accord et retire ses troupes", a déclaré le président américain George Bush, estimant que l'accord était "une source d'espoir". Mais il a également réaffirmé que les territoires d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud devaient continuer à faire partie de la Géorgie. "Il n'y a aucune discussion possible sur le sujet", a-t-il ajouté. Condoleezza Rice a haussé le ton, estimant que les forces russes devaient "commencer à se retirer rapidement" de Géorgie.


Sur le terrain, samedi, la situation restait confuse, même si les troupes russes restaient solidement ancrées en territoire géorgien. La route reliant Tbilissi à Gori, où les forces russes avaient pris position, était ouverte à la circulation, mais quelques soldats russes creusaient des tranchées aux abords de cette voie près d'Igoïeti.  De nombreux mouvements de chars et de véhicules blindés d'infanterie ont même été observés par un journaliste de l'AFP près de cette ville, à environ 30 km de Tbilissi.  Selon Tbilissi, il n'y a aucun signe d'un départ des troupes russes. "Les Russes restent. Ils n'ont pas du tout l'intention de partir", a déclaré Chota Outiachvili, porte-parole du ministère des affaires étrangères géorgien.

Selon l'ambassadeur de France en Géorgie, Eric Fournier, la situation humanitaire à Gori, où il a pu se rendre, est "absolument dramatique". "Le gouverneur de Gori appelle à l'aide. L'aide humanitaire arrive au compte-gouttes, des femmes, des enfants n'ont rien à manger", a-t-il ajouté.


 Le Monde

 
 
 

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