| Mobilis sommé de suspendre sa campagne de solidarié en faveur de Gaza |
L'opérateur de téléphonie mobile Mobilis, filiale d'Algérie Télécom, a lancé il y a quelques jours une opération de solidarité en faveur de la population de Gaza, victime de l'offensive meurtrière de l'armée israélienne. Accompagnée d'une campagne de publicité dans les principaux médias, l'opération consistait à offrir la possibilité aux Algériens de témoigner leur soutien à Gaza en envoyant un SMS, facturé à 50 dinars, avec mention GAZA au numéro 6060. Les sommes ainsi récoltées devraient être intégralement versées au Croissant rouge algérien, au bénéfice des habitants de Gaza. |
| CONFLIT DU CAUCASE:Un cessez-le-feu fragile en Géorgie |
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![]() Partira, partira pas. C’est un peu le leitmotiv en Georgie quant au retrait du contingent russe, qui poursuit ses patrouilles aux alentours de l’Ossétie du Sud. Les Russes ont affirmé, hier, avoir entamé un retrait graduel de Géorgie et ont été aussitôt contredits par Tbilissi, alors que la fragilité du cessez-le-feu inquiète l’Occident et que la chancelière allemande Angela Merkel est attendue dans la capitale géorgienne. «Les forces de maintien de la paix sont là et les troupes russes partent petit à petit», a affirmé hier le général Viatcheslav Borissov, le commandant de la zone de Gori, épicentre des tensions russo-géorgiennes. Le général n’a pas précisé si ces mouvements concernaient la Géorgie dans son ensemble ou seulement la région de Gori, non loin de la province séparatiste d’Ossétie du Sud, un noeud stratégique entre l’est et l’ouest de la Géorgie. «Qu’avez-vous vu sur la route (vers Gori)? C’était une colonne de forces de maintien de la paix», a-t-il dit, assurant «que toutes les routes sont ouvertes à l’aide humanitaire et aux Géorgiens». La police géorgienne était hier toujours interdite d’entrée à Gori, ville stratégique géorgienne occupée par les forces russes, qui patrouillent encore les rues. Le secrétaire du Conseil de sécurité de Géorgie, Alexandre Lomaïa, a été vu par l’AFP en conversation animée avec le commandant des troupes russes, le général Borissov. «Tout est sous contrôle, il n’est pas nécessaire» de déployer la police géorgienne, a assuré le général. Plus tôt dans la matinée, M.Lomaïa a affirmé que les forces russes continuaient hier à fortifier leurs positions en Géorgie, loin de la région séparatiste d’Ossétie du Sud et malgré le cessez-le-feu prévoyant leur retrait. «Il n’y a aucun signe que les Russes planifient leur retrait. Au contraire, ils multiplient leurs points de contrôle et fortifient leurs positions», a-t-il déclaré. Il y avait hier encore plusieurs points de contrôle russes sur la route de Gori, a constaté un journaliste de l’AFP. Accompagnant des journalistes à l’intérieur de cette ville occupée par les troupes russes depuis lundi, le général Borissov a indiqué que «tout se passe en accord avec le plan» d’arrêt des hostilités signé par le président russe Dmitri Medvedev et son homologue géorgien, Mikheïl Saakachvili. Par ailleurs, les soldats russes n’étaient pas visibles hier à Igoïeti, à 30 km de la capitale géorgienne Tbilissi où ils s’étaient positionnés la veille avec des blindés et avaient creusé des tranchés. Selon un accord de cessez-le-feu négocié par le président français Nicolas Sarkozy, les troupes russes doivent se retirer du territoire géorgien. Les forces russes de maintien de la paix doivent elles reprendre leurs positions en Ossétie du Sud et auront le droit de patrouiller sur quelques kilomètres en territoire géorgien jusqu’à la mise en place d’un mécanisme international. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé que le cessez-le-feu était «fragile» en Géorgie et souhaité l’envoi «au plus vite» d’une force internationale de maintien de la paix, dans un entretien à l’hebdomadaire français le Journal du Dimanche. Interrogé sur le non-retrait des troupes russes de Géorgie, M.Kouchner répond: «C’est très inquiétant. Le cessez-le-feu est fragile, comme tous les cessez-le-feu (...) Mais il faut absolument que les pressions diplomatiques et politiques continuent. Nous nous y employons». La chancelière allemande Angela Merkel qui a fermement défendu l’intégrité territoriale de la Géorgie face au président russe, Dmitri Medvedev vendredi à Sotchi (sud de la Russie) était attendue à Tbilissi hier après-midi. La chancelière avait alors aussi jugé «disproportionnée» la réaction russe à l’offensive militaire géorgienne lancée le 8 août en Ossétie du Sud, région séparatiste pro-russe. R.I L'Expression |
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