| Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d’une normalisation avec le Maroc |
| Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre. |
| COUP DE THÉÂTRE À ISLAMABAD:Le président Musharraf jette l’éponge |
|
|
|
| Lu : (405 fois) | |
![]() Le Pakistan vient de prendre un virage important. Musharraf, menacé de destitution, à la surprise générale, a annoncé, hier, sa démission. Dans la matinée d’hier, il n’était pas encore question de démission pour le président Musharraf qui, menacé de destitution par la majorité parlementaire, affirmait, mutatis-mutandis, qu’il ne bougerait pas de son poste. Que s’est-il passé entre le moment où il réitérait qu’il ne quitterait pas ses fonctions et celui où il annonça lui-même, dans un message à la nation, sa démission de la chefferie de l’Etat? En effet, dans un discours à la nation diffusé par la télévision pakistanaise, le président Musharraf a déclaré: «Après avoir considéré la situation et consulté divers conseillers en droit et alliés politiques, sur leurs conseils, j’ai décidé de démissionner», ajoutant, «je laisse mon avenir dans les mains du peuple». Toutefois, le président démissionnaire, qui a pris le pouvoir en 1999 après un coup d’Etat sans effusion de sang, a défendu son bilan et accusé la coalition gouvernementale, l’ancienne opposition vainqueur des législatives de février, de «saper les fondements de la République Islamique du Pakistan». Aussi, le mystère demeurait hier, sur ce subit retournement de situation qui ne semble pas prêt d’être éclairé. Karim MOHSEN L'Expression |
|