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Le discours de Bouteflika éloigne la perspective d’une normalisation avec le Maroc
Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre.
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Barack Obama pourra-t-il négocier une paix au Moyen-Orient ? PDF Imprimer Email

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L'élection du premier président américain black est un fait inédit dans toute l'histoire de l'Occident. Parce qu'il prône des valeurs de dialogue, Barack Obama a soulevé un immense espoir un peu partout dans le monde et, de ce fait, il a amélioré l'image de l'Amérique dans le monde bien détériorée pendant les années Bush. Mais le nouveau président est confronté à plusieurs défis dont il devrait se pencher dès le 20 janvier prochain. Outre la récession économique, l'autre grand défi est la politique étrangère, en général, et le Moyen-Orient, en particulier. En cette matière, il hérite d'un bilan catastrophique de son prédécesseur. Le candidat Obama avait promis, qu'il mettrait un terme à la guerre en Irak tout en renforçant la présence de l'Otan en Afghanistan. Mais pourra-t-il négocier une paix au Moyen-Orient sans passer par celle du conflit israélo-palestinien qui est actuellement marqué par un génocide sans précédent contre les habitants de Ghaza. C'est en tentant de répondre à cette pertinente question que Hamoud Salhi, professeur à l'université de Californie aux Etats-Unis, invité, hier, au centre Echaab à Alger, a indiqué qu'en matière de politique extérieure américaine, l'objectif est inchangeable, ce qui change ce sont uniquement les personnes et les moyens dont elle dispose. Selon lui, à l'heure actuelle, l'incertitude est particulièrement grande à propos de ce que Obama entend faire ou ne pas faire. Le président entrant, silencieux pendant plusieurs jours du début de l'offensive sur Ghaza et qui n'avait jamais évoqué directement le sujet au cours des trois débats télévisés organisés pendant la campagne, a choisi, selon le conférencier, une future équipe gouvernementale très favorable à l'instauration d'une éventuelle sortie de crise du conflit israélo-palestinien à l'instar de Hillary Clinton. Mais Obama aura-t-il le dernier mot devant le poids que pèse le lobby juif dans les sphères du Congrès américain, s'est demandé le professeur. En effet, même une administration américaine décidée à résoudre le conflit aurait trouvé des obstacles au niveau de la partie israélienne. Les Israéliens, selon Hamoud Salhi, voient dans une éventuelle négociation, sous l'égide des Américains, une manière de se démarquer de l'ennemi principal qui est l'Iran. Par ailleurs, et pour éviter toute incursion directe de Washington dans le conflit, Israël pourrait envisager une fin de son offensive dans la bande de Ghaza. Après l'échec des plans précédents ("paramètres" Clinton de décembre 1999, "feuille de route" de juin 2003, Initiative de paix arabe de février 2002 relancée en mars 2007) et la situation actuelle de Ghaza, tenter un accord qui requiert des concessions de la part des dirigeants israéliens et des dirigeants palestiniens ne veulent passer de sitôt, serait bien sûr encore plus difficile aujourd'hui. Selon le professeur, si Washington souhaite relooker sa réputation au niveau mondial, en général, et dans le monde arabe, en particulier, il est impératif qu'elle négocie une paix au Moyen-Orient.

Mohandi H. Le Maghreb

 
 
 

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