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le diplomate Mohammed Ziane Hasseni s'est soumis à des tests ADN

Le diplomate Mohammed Ziane Hasseni, mis en examen pour "complicité d'assassinat" de l'opposant Ali Mecili, a accepté mercredi de se soumettre à des tests ADN pour prouver son innocence, a indiqué jeudi à l'AFP un de ses avocats, Me Jean-Louis Pelletier.

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Le diktat des «stockeurs» de pomme de terre

D’un côté, les fellahs ne peuvent pas stocker parce qu’ils ne disposent pas de moyens pour payer les propriétaires des chambres froides, et ils ne peuvent pas non plus vendre aux «stockeurs» puisque ces derniers proposent de très bas prix.

Trente mille tonnes de pomme de terre ont été stockées depuis la mise en place du système de régulation des produits agricoles. C’est ce qu’a annoncé hier Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural lors d’une conférence de presse organisée en marge de la réunion des cadres du ministère pour la préparation des contrats de performance des wilayas. Rappelons que la pomme de terre a connu cette année une surproduction estimée à 150.000 tonnes.
Ainsi, il reste encore 120.000 tonnes non stockées. « Si de sérieuses mesures ne sont pas prises par la tutelle pour prendre en charge le stockage, on risque de voir le scénario de l’année 2006 se reproduire », a affirmé une source proche du ministère. Il convient de mentionner que l’année en question a connu un surplus de production. Le manque de moyens de stockage a causé la détérioration de grosses quantités de cet aliment de base. « Cette catastrophe a été un des éléments, à côté de la cherté de la semence et l’épidémie des champignons, qui ont poussé les fellahs à réduire leur production l’année qui a suivi », a expliqué la même source. La seule mesure entreprise par le département de M. Benaïssa est la proposition d’une subvention aux fellahs afin qu’ils puissent stocker leur production chez des privés pour les trois mois à venir. Selon un agriculteur spécialisé dans la production de la pomme de terre dans la région de Djendel, dans la wilaya de Ain Defla, les fellahs de cette région considérée comme le premier producteur de ce tubercule se retrouvent dans une impasse. «L’Etat nous a proposé une subvention de 1,5 dinar le kilo»,
a-t-il avancé. «Cependant, cette somme ne couvre nullement le prix du stockage » a-t-il ajouté.
D’un côté, les fellahs ne peuvent pas stocker parce qu’ils ne disposent pas de moyens pour payer les propriétaires des chambres froides, et ils ne peuvent pas non plus vendre leur produit aux «stockeurs» puisque ces derniers proposent de très bas prix. Ce même agriculteur a affirmé que les «stockeurs» proposent des prix très bas, jusqu’à 8 dinars le kilogramme. «Vendre sa pomme de terre à 12 dinars est une bonne affaire ces derniers jours », relève notre interlocuteur.
Ainsi, le prix de référence de la patate fixé à 20 dinars par les pouvoirs publics reste une théorique. Selon un expert du domaine, les mesures prévues par la loi sur la régulation du marché n’ont pas été assez étudiées. Leur faille dans le fait qu’il n’est pas possible à la tutelle d’imposer un prix d’achat aux «stockeurs». La preuve, ces derniers imposent leur propre loi et achètent à 8 dinars. « Les pouvoirs publics auraient dû réfléchir à un mécanisme qui puisse imposer le prix de référence aux «stockeurs» pour éviter toute manipulation du marché », suggère l’expert. Les agriculteurs de la wilaya de Ain Defla, comme dans les autres régions, sans doute, se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Ils ne peuvent ni vendre ni stocker. « Si la situation demeure telle quelle, d’importantes quantités de pomme de terre seront détériorées » a conclu un agriculteur de Djendel. Il a fait savoir qu’une dizaine de quintaux ont déjà connu ce sort.
S’agissant des contrats de performance des wilayas, le ministre a affirmé qu’ils seront appliqués d’ici la fin de l’année en cours. Il a donné instruction de les élaborer d’ici la mi-août. Cependant, la source proche du ministère a affirmé que le délai n’est pas suffisant pour établir les contrats sur de bonnes bases. « Des contrats efficaces et applicables sur le terrain nécessitent l’implication des opérateurs agricoles  et ceci prend du temps » a-t-il expliqué. « Des contrats théoriques qui ne correspondent pas à la réalité n’auront pas d’utilité » a-t-il conclu.

Le Midi 

 
 
 

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