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Trois terroristes tués dans l’explosion de leur bombe près de Boumerdès

Trois islamistes armés ont été tués, hier soir aux environs de 23heures, dans l’explosion d’une bombe artisanale qu’ils tentaient de manipuler au lieu-dit Bouassam, dans la commune de Naciria, à 35 kilomètres au sud-est de Boumerdès, a appris toutsurlalgerie.com de source sécuritaire locale. Naciria est située à proximité de la forêt de Sidi-Ali Bounab, où les terroristes du GSPC sont fortement présents.

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En Algerie - Les services secrets israéliens étaient déjà à Constantine PDF Imprimer Email

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lundi, 12 mai 2008

Les services secrets israéliens étaient déjà à Constantine, en 1956, pour combattre le FLN, selon une information rapportée par le Quotidien d'Oran du 26 mars 2005. Ce dernier a repris une information diffuse par le quotidien israélien «Maariv», à l’occasion du rassemblement mondial des juifs originaires de Constantine qui s'est tenu à Jérusalem, fin Mars 2005. C'est le cas de l’agent Avraham Barzilai qui a parlé de son passé d’agent du Mossad, en Algérie. Précisément à Constantine ou, à 29 ans, il avait été envoyé par les services secrets israéliens, en compagnie de sa femme, afin de monter des cellules opérationnelles pour faire la guerre à l’ALN, sous la couverture d’un modeste enseignant d’hébreu. L’histoire est rapportée par le quotidien «Maariv», et publiée à l’occasion du plus grand rassemblement, jamais organisé en Israël, des juifs sépharades de Constantine, emmené par le chanteur Enrico Macias. Ce que racontent l’agent Barzilai et son responsable direct, Shlomo Havilio, en poste en 1956 à Paris, sont les détails d’une opération des services du Mossad qui ont entraîné et armé des cellules composées de jeunes juifs de Constantine pour faire la guerre à l’ALN. Les deux agents, qui avaient déjà servi dans l’unité 131 des services de renseignements de l’armée israélienne en Egypte, avaient déjà monté des cellules similaires pour déstabiliser le gouvernement de Nasser en armant des juifs égyptiens, lors d’une opération ratée, connue sous le nom de code de «la sale affaire». Ces agents, plus connus dans le jargon du Mossad comme étant des «Metsada»  faisaient partie, comme les agents israéliens actuels de «la division de la Recherche», responsable de l’interprétation des renseignements. Selon le découpage du Mossad en 15 zones géographiques, le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), occupe une place prédominante surtout depuis qu’Israël tentait de relancer la normalisation avec Rabat et Tunis. Ainsi, le journal «Maariv» rapporte le récit de cet agent en revenant sur un épisode qui s’est déroulé le 12 mai 1956: «Barzilaï a le pressentiment que le FLN va commettre un attentat. Il donne donc l’ordre aux membres de sa cellule de s’armer de pistolets et de patrouiller, rue de France, l’artère principale du quartier juif de Constantine. À midi, une très forte explosion secoue la rue: un Arabe a jeté une grenade à l’intérieur d’un café. Les jeunes de la cellule de Barzilaï arrivent sur place très rapidement. Des femmes juives crient.  L’une d’elle désigne du doigt la ruelle vers laquelle le terroriste s’est enfui».  «Les jeunes juifs de ma cellule l’ont rattrapé et l’ont abattu». Les aveux de cet agent du Mossad se poursuivent, intacts et cyniques: «Nous craignions que les Arabes ne viennent se venger contre le quartier juif.  Nous avons alors déployé quatre autres cellules sur des points stratégiques, à l’entrée du quartier juif.  Certains juifs portaient des armes, avec l’autorisation des autorités françaises. Très rapidement les coups de feu ont commencé à fuser de toutes parts. Et les juifs armés, furieux après l’attentat, ont commencé à se diriger vers le quartier musulman. J’ai donné l’ordre à nos hommes de prendre le contrôle de la situation et d’éviter tout débordement aux conséquences dramatiques», raconte Barzilai. Pour ces espions, la traque des militants du FLN était permanente. Elle se substituait dans les quartiers juifs à celle de l’armée française. Cet agent du Mossad confie d’ailleurs que des soldats français étaient «dirigés» par ces cellules du Mossad. Il écrira, après cette affaire dans un message codé envoyé au quartier général du Mossad en Europe: «Nos hommes ont pénétré dans des cafés arabes voisins et leur ont causé des pertes sérieuses». Dans les années quatre vingt, l'Algerie est devenue une cible prioritaire du Mossad, mais il se heurtait à la difficulté de recruter des agents sur le sol algérien. A cette époque les autorités algériennes avaient ouvert à Tébessa,  une base militaire pour les combattants palestiniens chassés du Liban en 1983. L’Algérie était, aussi, le lieu privilégié de rencontres des chefs palestiniens, toutes tendances confondues La direction de l’Organisation de Libération de la Palestine a, toujours, jeté son dévolu sur Alger pour tenir les assises du Conseil National Palestinien ou organiser des rencontres de grande importance. Les dirigeants palestiniens ont, toujours, trouvé en Algérie un soutien inconditionnel et une liberté d’action que nul autre pays arabe ne pouvait leur accorder. Après Tunis qui servait de siège à l’Etat- Major palestinien depuis 1983, c’est Alger qui servait de base arrière à la résistance palestinienne. Toutes les réunions secrètes, toutes les grandes décisions des dirigeants palestiniens ont pour théâtre la capitale algérienne. Cela ne pouvait échapper aux services de renseignements israéliens et particulièrement le MOSSAD.   D'autant que la base militaire de Tébessa intéressait le MOSSAD. Elle pouvait faire l’objet d’un bombardement comme le fut le Quartier Général de l’OLP à Tunis en 1987. Une action de liquidation d’un dirigeant palestinien pouvait être envisagée comme cela a été le cas pour Abou Djihad, le numéro 2 de l’OLP assassiné à Tunis en avril 1988. Des éléments de septembre noir, qui séjournaient occasionnellement en Algérie, étaient également ciblés. L’un d’eux Atef B’sissou a été assassiné dans le quartier de Montparnasse en 1992 à l’occasion d’une escale parisienne.  Pour mener pareille action en Algérie, le MOSSAD devait avoir des agents de renseignements. Où pourrait-il les recruter et comment ? Première cible de recrutement au profi t du MOSSAD à l’étranger, le sujet d’origine juive. Mais la communauté juive algérienne est ce qu’il y a de plus réduit dans le monde. Elle se compte sur les doigts d’une seule main. Elle est vieillissante et très discrète.  Pour les algériens, la cause palestinienne a toujours été considérée comme une cause sacrée. Un algérien est incapable de trahir la cause palestinienne dont il se considère partie prenante. Les Palestiniens eux-mêmes s’étonnent de la ferveur algérienne pour leur cause. Il était, donc, hors de question pour les services de renseignements israéliens de recruter un Algérien sur la base de la conviction idéologique. La compromission et le chantage ne peuvent être exercés sur des sujets qui n’entretiennent pas de relations avec Israël et n’ont aucun intérêt avec l’Etat hébreu. Quel type de chantage pourrait exercer le MOSSAD sur un simple citoyen algérien qu’il soit étudiant ou commerçant ou fonctionnaire ? Aucun. Les diplomates et hauts fonctionnaires algériens non plus ne peuvent être soumis à un quelconque chantage de la part des Israélien. Il est connu qu’à chaque manifestation où les Israéliens sont présents, les officiels algériens sont les premiers à quitter les lieux.  Le Mossad, tout comme n’importe quel service d’espionnage dans le monde, avait besoin d’éléments qui fréquentent les souks, voyagent par train et par bus, peuvent se fondre dans la foule et fréquentent le Palestinien. Il a besoin d’éléments auxquels il confiera des missions de vérification d’informations en leur demandant de se rendre physiquement à tel ou tel autre endroit, à des heures précises et de manière répétitive. Pour le trouver, il faut être sur place. Le Mossad ne l’était pas en Algérie. C’est pour cette raison qu’il lui a été difficile d’en trouver.  Sahnoune, l’agent algérien du Mossad, Une première dans l’histoire de l’Algérie Samedi 7 juillet 2007à Tizi Ouzou, un procès à huis clos s’achève dans l’enceinte du tribunal criminel qui prononce son verdict à l’encontre de l’espion du Mossad Saïd Sahnoune, 44 ans, originaire de la même ville. Dix ans de réclusion ferme pour «collecte et transmission au profit d’une puissance étrangère d’informations sensibles et confidentielles dont l’usage porte atteinte à l’économie et à la défense nationales». Une première dans l’histoire de l’Algérie, qui n’avait jamais jusqu’alors condamné un de ses ressortissants pour espionnage en faveur d’Israël.
Mais qui est véritablement Saïd Sahnoune? Force est d’admettre que beaucoup de pièces manquent au puzzle de son parcours, rajoutant à l’opacité du personnage.
Saïd Sahnoune dit avoir été journaliste dans différents pays africains, notamment la Côte d’Ivoire et le Bénin, pays où il aurait dirigé deux journaux, dont Le Matin, en Côte d’Ivoire. Pourtant, sa signature ne figure sur les archives d’aucune publication des pays précités, ni ailleurs. Introuvable également, le portrait de Yitzhak Rabin, chef du gouvernement israélien assassiné le 4 novembre 1995, qui aurait été, selon l’accusé, à l’origine de son premier contact avec l’ambassade israélienne à Abidjan. Ce qui porte à croire que Saïd Sahnoune usait davantage de cette profession comme couverture.
Saïd Sahnoune affirme avoir conclu son contrat de travail effectif avec les services secrets israéliens à Bangkok, la capitale thaïlandaise, en 1996, avant d’effectuer une batterie de tests (détecteur de mensonges, contrôles psychologiques…) et deux stages de quinze jours à Tel-Aviv sur les techniques d’espionnage des secrets d’Etat. Sa mission: collecter des informations sur la sous-région du Maghreb et les pays africains plus globalement, moyennant une rémunération de 1.500 dollars par mois. C’est dans ce but qu’il s’est rendu à plusieurs reprises en Algérie .
En 2001, Saïd Sahnoune rentre définitivement en Algerie, où il se fait recruter comme chargé de communication à l’ambassade d’Espagne à Alger tout en poursuivant ses missions sur commande pour le Mossad. L’espion algérien a reconnu en outre avoir travaillé pour les renseignements espagnols, leur fournissant entre autres des informations sur des terroristes algériens.
En Décembre 2005, Saïd Sahnoune est finalement arrêté par les autorités marocaines à la frontière entre les deux pays . L’agent du Mossad est remis aux services de sécurité algériens. Lors de son interrogatoire, l’accusé a assuré qu’il faisait partie d’un vaste réseau d’espions arabes recrutés par le Mossad.
 

En Tunisi

 
 
 

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